Alcool : effets

L’alcool est un produit psychotrope : c’est une substance chimique qui agit principalement sur l’état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques. Il peut entraîner une dépendance psychologique ou physique.

En tant que psychotrope, l’alcool a trois effets : un effet anxiolytique, un effet désinhibiteur et un effet euphorisant. Ces effets sont bien entendu considérés comme agréables et positifs par les consommateurs.

C’est pour cela qu’ils risquent d’y recourir plus ou moins systématiquement dans certaines situations. En effet, l’alcool est la substance psychotrope la plus facilement accessible. Ainsi, on l’utilise pour ses effets antidépresseurs, stimulants et régulateurs de l’humeur. A ce stade, il y a déjà un risque d’entrée dans la dépendance et de consommation excessive.

Or, au fil des alcoolisations, les effets à l’origine positifs de l’alcool deviennent des effets poisons : l’alcool devient dépressogène et psychodysleptique (il modifie l’état de conscience, l’humeur, l’activité intellectuelle ainsi que le contact avec le monde extérieur).

Certes, la sensibilité interindividuelle est importante et la majorité des consommateurs ne deviendra pas dépendante au produit. Mais combien de personnes peuvent-elles dire qu’elles ne boivent de l’alcool que pour son goût, et non pour ses effets (se lâcher en soirée, être moins timide, se détendre…) ? La consommation d’alcool ayant pour but la recherche de ses effets psychotropes doit toujours attirer l’attention et inciter à rester vigilant.

Pour calculer son alcoolémie :

  • Alcool pur (g) = degré (%)/100 x volume (ml) x 0,8
  • Alcoolémie (g/l) = alcool pur (g) / poids (kg) X coefficient de diffusion (0,7 pour les hommes et 0,8 pour les femmes)

A partir d’une alcoolémie de 0,5 ‰, on se sent euphorique et on ressent un fort besoin de parler. A ce stade, quelques troubles de la coordination apparaissent déjà et vont aboutir à de graves troubles de l’équilibre si le taux d’alcool augmente encore.

A partir d’une alcoolémie de l’ordre de 1 à 2 ‰, on parle d’état d’ivresse. Des fonctions telles que la capacité de réaction et l’équilibre sont déjà fortement altérées, de même que les émotions et le comportement. De plus en plus confus, on perd le sens de l’orientation. On constate une instabilité de l’humeur et une tendance à somnoler. Bu en grande quantité, l’alcool provoque des  nausées et des vomissements.

Une alcoolémie de 2 à 3 ‰ signe le stade de la torpeur : les principales fonctions sont gravement altérées et la capacité de réaction est pratiquement inexistante.

A partir d’une alcoolémie de 3 à 5 ‰, une personne adulte peut perdre conscience et tomber dans le coma. La température du corps baisse alors considérablement, la respiration est faible et une paralysie  respiratoire est possible.

Pour une personne adulte, une concentration d’alcool dans le sang de 2,5 ‰ peut déjà avoir des conséquences mortelles. Chez les enfants et les adolescents, le risque de mourir des conséquences d’une surdose d’alcool existe déjà à des taux plus bas.

L’alcoolémie sera à son maximum environ 30 minutes après l’ingestion d’un verre standard si l’on est à jeun, 60 minutes si ce verre est pris au cours d’un repas. L’élimination de l’alcool est en revanche bien plus longue. En moyenne, l’alcoolémie décroît de 0,15 g/l par heure (« courbe de Widmark « ).

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